Comment est calculé l'indice de lisibilité ?

L'indice de lisibilité proposé par notre correcteur et analyseur CORDIAL est accessible dans l'onglet "Stylistique" des Statistiques (option "Statistiques et sémantique" du menu Sé mantique). Ce coefficient peut varier de 0 à 100, la valeur 0 correspondant à un texte très peu lisible et la valeur 100 correspondant à un texte très lisible. Le calcul de ce coefficient prend en compte les dix variables suivantes :

Ce coefficient associe donc à des variables de répartition statistique et lexicale des variables syntaxiques et sémantiques. Il est nettement plus sophistiqué que le coefficient de Flesh : Lisibilité = 168,095 + 0,532 (% mots concrets) - 0,811(nombre de syllabes pour 100 mots) revu en France par L. Kandel et A. Moles : Lisibilité = 207 - 1,015(% mots concrets) - 0,736(nombre de syllabes pour 100 mots)

Il ne faut pas confondre l'indice de lisibilité et la richesse d'un texte. Or Ces deux valeurs fonctionnent souvent de façon inverse. L'Étranger de Camus, ou Huis Clos de Sartre sont des textes très "lisibles", ils sont également très riches littérairement et philosophiquement. A contrario, certains textes techniques ou universitaires ont un coefficient de lisibilité très faible (sont donc peu lisibles) et sont parfois d'une pauvreté indigente. Lorsqu'un texte comporte des phrases très longues, qu'il multiplie les subordonnées et les mots rares, il devient de fait moins lisible, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il est riche !

À la suite de l'indice de lisibilité est proposé un niveau scolaire correspondant à cet indice : par exemple " cours préparatoire " pour un indice supérieur à 92, ou " secondaire (2e-Bac) " pour un indice voisin de 35. Il s'agit là de l'échelle indicative habituelle. Il faut, bien entendu, comprendre ces niveaux en dehors de toute référence à une scolarité passée ou, quelle absurdité ! par rapport au niveau scolaire de l'auteur du texte. Un texte à l'indice de lisibilité " cours moyen " indique seulement que des enfants du cours moyen ne devraient pas éprouver des difficultés insurmontables à déchiffrer sa forme, ils devraient, en particulier, en connaître le vocabulaire. Quant au sens profond du texte, il s'agit d'un tout autre problème... De la certitude de Wittgenstein n'offre pas de grandes difficultés lexicales, n'est-ce pas ?